Un film de Wong Kar-Wai
Durée 2h09
Sortie en France 20/10/2004

Avec
Tony Leung (Chow Mo Wan)
Gong Li (Su Li Zhen)
Takuya Kimura (Tak)
Faye Wong (Wang Jing Wen)
Ziyi Zhang (Bai Ling)
Carina Lau (Lulu / Mimi)

Scénario Wong Kar-Wai
Musique Peer Raben et Shigeru Umebayashi

Le DVD
Zone2




 

2046
 
Poeme visuel
 

25/10/2004
Du vrai Wong Kar-Wai, donc attention les yeux : c’est aussi superbe que c’est sibyllin pour le non-initié au cinéaste asiatique. Et comme je ne suis pas un spécialiste, je ne pense pas avoir apprécié à sa juste mesure un film comme cela. En tout cas, l’esthétique est toujours au rendez-vous et ce film est un véritable écrin pour des comédiens et comédiennes remarquables, dans des costumes et des décors d’une beauté qui subjuguent le spectateur.

Très riche

Même si je n’ai pas tout compris à la finesse de l’intrigue, on saisit pleinement la maîtrise de Wong Kar-Wai, on sent que rien n’est laissé là par hasard, et que toutes les images, les cadrages, la musique, les expressions participent à la narration.
Cela rend le film hyper riche et parfois difficile à appréhender, puisqu’il faut avoir la grille de décodage pour bien comprendre le fond. La forme aide à cela, puisqu’une bonne partie du film est un véritable poème visuel, une œuvre auquel participe des comédiens et comédiennes talentueux et outrageusement séduisants.

Transcender ses sentiments

Nous sommes en 1966 et un journaliste, écrivaillon de romans érotiques à ses heures, se remémore ses rencontres amoureuses avec des femmes qui l’ont marqué. Il habite dans un hôtel dont le numéro de la chambre, 2046, se confond avec une trame fantastique qu’il écrit et qui serait alors l’année. Cette chambre d’hôtel et ce roman de science-fiction sont comme une malle de souvenirs et de regrets, frustrations, désirs que Tony Leung choisit comme moyen de transcender ses sentiments.

Décrochage progressif

En une première vision, je peux difficilement dire que tout est limpide pour moi, mais je comprends bien que des métaphores m’échappent complètement. Notamment les musiques qui sont tout sauf choisies au hasard, et de même on trouve une série de gestes et d’accessoires lourde de symbolique.
Mais du coup, c’est vrai qu’à la fin, je commençais à décrocher et à trouver le temps un peu long. Il parait que les films de Wong Kar-Wai sont à voir et revoir pour vraiment prendre son pied (cinématographique), donc je vais y retourner.

.::Matoo
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